L’isolement social, un obstacle au vieillissement en santé

Garder les adultes plus âgés socialement et physiquement actifs est devenu le principal enjeu auquel sont confrontés les aînés au Canada, conclut un rapport de 2014 du Conseil national des aînés. 

L'isolement social peut être deux fois plus meurtrier que l'obésité; c'est aussi un facteur de mortalité aussi important que le diabète; de plus, il augmente le risque de démence de 64 pour cent, selon André Picard dans l'article All the Lonely People publié dans UC Observer en juin 2016.

Un rapport sur l’isolement social des aînés, publié en 2014 par le Conseil des aînés, indique que plusieurs facteurs de risques augmentent la possibilité que les aînés deviennent socialement isolés, parmi lesquels : 

• vivre seul

• être âgé de 80 ans ou plus;

• avoir un état de santé chancelant, y compris plusieurs problèmes de santé chroniques;

• ne pas avoir d’enfants ou de contacts avec la famille;

• le manque d’accès au transport;

• avoir un faible revenu;

• les changements dans les structures familiales, la migration des jeunes pour des raisons professionnelles qui force les aînés à rester seuls, et le lieu de résidence (p. ex., en milieu urbain, en milieu rural et éloigné);

• les transitions importantes de la vie, comme la retraite.

L'impact négatif de l'isolement social sur les individus et les collectivités est bien documenté. L'isolement social peut mener à la maltraitance des aînés, à une détérioration des aptitudes sociales et à une mauvaise santé mentale et physique.                                            

Surmonter ces obstacles peut s'avérer complexe et nécessiter une approche coordonnée de la part de différents organismes et services communautaires,  afin de cerner les aînés vulnérables et isolés et les aider à entrer en contact avec d'autres membres de leur communauté.

 

Aller plus loin: construire des ponts éducatifs entre la chirurgie orthopédique et la gériatrie 

À l'hôpital Mount Sinaï de Toronto, la rotation « orthogériatrique » permet d’allier l'orthopédie à la gériatrie afin de familiariser les résidents en chirurgie orthopédique à une approche globale de la médecine gériatrique lorsqu'ils traitent des patients âgés aux prises avec problèmes connexes comme la fragilité, des chutes répétées, des troubles cognitifs, plusieurs comorbidités médicales et des médicaments exigeant un contrôle judicieux.

Le projet d'évaluation, financé par la Fondation ERO/RTO, vise à fournir un bilan scientifique rigoureux de cette nouvelle approche éducative. L’objectif est de favoriser la diffusion de ce modèle éducatif à d'autres programmes de résidence en médecine, afin d’inclure obligatoirement le module gériatrique dans la formation des futurs médecins.

Intégrer la formation en médecine gériatrique dans les différents programmes de médecine et développer une capacité de soins gériatriques plus large dans le système de soins de santé sont considérés comme étant l'une des meilleures façons de résoudre le problème de la pénurie de spécialistes en gériatrie, en Ontario et ailleurs.

Le projet d'évaluation a été conçu pour répondre à trois questions :

  • Le programme de formation améliore-t-il les connaissances et les attitudes en gériatrie?
  • Quel est son impact sur les connaissances et les comportements des résidents?
  • Comment améliorer le programme d'enseignement pour l'avenir?

Adrian Chan, un stagiaire estival au programme, a présenté les résultats préliminaires en août. Ces résultats ont été positifs, indiquant l’amélioration des connaissances et des attitudes parmi le groupe de stagiaires ayant complété le programme gériatrique.
 

Quelques remarques des participants au projet...

« La fracture pourrait être simplement l’aboutissement. Souvent, c’est l’ensemble des problèmes médicaux qui doivent être examinés… je crois que ce partenariat entre l’orthopédie et la gériatrie est essentiel. Résident

« Les médecins passent maintenant beaucoup plus de temps avec chaque patient, je l’ai constaté » (après la formation, l’infirmière en chef a remarqué que les résidents ont consacré plus de temps à chaque patient) Infirmière en chef

Le projet d'évaluation en orthogériatrie est l'un des dix projets en cours en Ontario et financés par la Fondation ERO/RTO.